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Interview d’Alessandro Cassa (partie 1/2)
A la Une
auteur Alessandro Cassa
Pour les6 à 11 ans

A la rencontre de l’auteur de l’ouvrage Le professeur Acarus Dumdell et ses potions incongrues !

Mes Premières Lectures : Pouvez-vous nous conter votre parcours ? Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?

Alessandro Cassa : Mon parcours est à la fois éclectique et impressionnant dans la mesure où quand je regarde derrière moi, je me demande comment j’ai fait pour m’y rendre ! A la base, je suis architecte paysagiste de formation, mais je n’ai finalement jamais travaillé dans ce domaine ! Dès mon entrée à l’université j’ai été attiré par tout ce qui se rapporte à la mise en scène, à la présentation au niveau théâtral.

J’ai rapidement travaillé dans ce milieu du spectacle où je devais lire les scénarios afin de déterminer les endroits les plus adaptés à l’histoire pour le tournage. j’ai tout de suite aimé cette façon d’écrire un scénario. Ce sont des phrases très courtes, écrites au présent. Cela a d’ailleurs été une façon de me mettre à l’écriture. J’ai publié au Canada des livres numériques, et ils sont d’ailleurs écrit au présent, comme des scénarios !

J’ai mis un peu de côté la plume et pas très longtemps après, il m’est venue à l’esprit cette histoire un peu folle alors que je travaillais au Musée McCord d’histoire canadienne de Montréal et c’est comme ça que l’histoire de Dumdell est arrivée... à travers mon parcours où j’ai pu travailler dans des musées, des courts-métrages au Festival de Cannes.

Je me suis toujours laissé porté par les projets. Je fais énormément de choses diverses que j’aime... Et j’ai eu la chance d’être reconnu au Québec pour tout cela. (ndlr : Alessandro Cassa a reçu une reconnaissance littéraire et une mention d’honneur pour son roman au Québec).

En somme, Le professeur Acarus Dumdell et ses potions est un peu l’aboutissement de ce que je suis maintenant !


Mes Premières Lectures : Comment prononce-t-on le nom de ce fameux professeur ? Dumdell ou Doumdell ? Faut-il prendre un certain accent ?

Alessandro Cassa : C’est très intéressant et fort drôle comme question car quand j’ai inventé ce nom je disais Dumdell (prononcer Deumdell), mais les gens qui en parlent en Europe disent Dumdell (littéralement), et je trouve cela charmant. Alors, moi aussi, je commence à dire littéralement Dumdell !


Mes Premières Lectures : Ce roman est-il votre premier titre jeunesse ?

Alessandro Cassa : Tout à fait, La diva et Un dernier opéra, qui font tous deux partie du cycle Le chant des fées, sont pour les adultes, ou les adolescents. Donc, oui, il s’agit de ma première aventure jeunesse.


Mes Premières Lectures : Alors justement, pourquoi avoir eu envie de changer de lectorat et être passé à la jeunesse ?

Alessandro Cassa : Je vais vous faire un aveu, l’histoire est arrivée d’elle même ! Le lecture est très présente à la maison, et un soir mon fils me dit "papa, je n’ai plus d’histoire à lire !", et j’avais dans mon bureau le début de ce qui allait être Le professeur Acarus Dumdell et ses potions.

Je lui ait donc lu les premières feuilles et il s’est endormi.


Le lendemain, j’avais complètement oublié cela, et mon fils me dit : "alors papa, on continue ?".

Et c’est ainsi que j’ai commencé à lui raconter cette histoire un peu folle en l’inventant un peu chaque jour. C’est extraordinaire, et c’est comme cela que je me suis fait prendre au jeu et que j’ai commencé à écrire pour la jeunesse !

Ecrire pour la jeunesse n’est pas forcément évident. Il faut là aussi de la cohérence, de la logique, même si on a aussi beaucoup plus de possibilités ! On peut créer des bonbons charmants, une potion pour faire parler des chauves-souris... C’est une nouvelle porte qui s’est ouverte pour moi et m’a permis de m’épanouir dans l’écriture.

Pour les adultes c’est différent : il faut être précis, respecter les dates, les conventions. Mes romans pour adultes se déroulent dans les coulisses de l’opéra, il faut donc faire en sorte que tout soit cohérent.

Je peux d’ailleurs vous raconter comment l’idée d’Acarus Dumdell m’est arrivée : lorsque j’écrivais mes deux premiers romans et que j’étais architecte. Pour décrire certaines scènes, j’ai de faire des recherches historiques. Je suis ainsi tombé sur des photographies d’opéras dans des archives, puis je la décrivais dans mon roman.
Il y a alors eu une soirée que je devais écrire, en particulier les costumes des hommes. J’ai donc fait des recherches sur internet et je suis alors tombé sur une vieille photographie d’un homme avec une longue barbe. Je me suis tout de suite dit "Mais on dirait un professeur ! On dirait qu’il pourrait faire des potions !". Cette photo, c’est le commencement d’un très très long processus avant d’arriver au fameux livre fini.

 

Fin de la partie 1/2 de l’interview. 

 



 


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