Description logo pour referencement
   
Interview d’Annie Jay
A la Une
auteur Annie Jay
Parution2014-02-20
Pour les11 ans et +

A l’occasion de la parution de sa nouvelle série historique Les roses de Trianon, Annie Jay répond à nos questions !


Pourriez-vous tout d’abord nous conter votre parcours, comment en êtes vous venue à être une auteur connue et reconnue dans le domaine de la littérature jeunesse historique ?

Mon parcours est plutôt atypique. Rien ne me prédisposait à devenir écrivain. Je suis d’une famille modeste et j’ai été élevée dans une cité de la banlieue parisienne.

 

Bien que passionnée d’Histoire et de lecture, Je n’ai pas fait d’études supérieures. Je souffre de dysorthographie, une forme de dyslexie, handicap qui, à mon époque (j’ai 56 ans), n’était pas détecté et encore moins pris en charge. Je me suis donc orientée vers un emploi où l’on n’utilisait pas les lettres : je suis devenue comptable.

Ce n’est qu’à l’âge de 33 ans que j’ai franchi le pas, grâce à une remarque d’une de mes nièces qui m’avait lancé : « tu racontes bien les histoires, tu devrais écrire des livres. »

J’ai commencé un roman pour elle, avec l’aide de mon ordinateur, qui est pourvu d’un merveilleux correcteur d’orthographe ! J’ai alors été stupéfaite de constater que j’écrivais avec facilité.

J’inventais des rebondissements, et je créais des personnages avec une étonnante aisance ! Comme mon premier roman, Complot à Versailles , a obtenu du succès dès sa sortie, j’ai poursuivi l’aventure... Aujourd’hui je suis écrivain à part entière, j’ai abandonné mon métier de comptable.


Combien de romans historiques pour la jeunesse avez-vous écrit en tout en comptant votre nouveau roman ?

Dix-sept en comptant celui qui sortira au mois de juin.


Quel est votre roman le plus vendu de tous à ce jour ? Et pourquoi ? Est-ce dû aux prescriptions ?

Il s’agit de A la poursuite d’Olympe, roman paru en 1995, qui s’est vendu à ce jour à 436 000 exemplaires.

 

Je pense que les prescriptions ont joué effectivement un rôle dans ses ventes, car ce livre a souvent servi de support pédagogique aux classes de 4ème.

 

Toutefois, le roman connaît aussi un grand succès hors prescription, car le côté romanesque de cette histoire plaît aux lecteurs.


Vous avez toujours été publiée par Hachette précédemment, pourquoi votre nouveau roman est-il chez Bayard Jeunesse ? (si la question n’est pas gênante, bien entendu).

J’avais proposé ce projet à Hachette en février 2010, mais le sujet ne les intéressait pas.

Comme cette histoire me tenait à cœur, je l’ai ensuite soumise en 2013 à Bayard, qui l’a accepté. Cependant, je n’ai pas arrêté pour autant ma collaboration avec Hachette puisque je suis en train d’écrire pour eux un roman sur la vie d’un jeune comédien surdoué de 12 ans, que Molière avait pris sous son aile.


Pouvez-vous nous parler des Roses de Trianon ?


Ce sont les aventures baroques et improbables d’une jeune fille noble très libre du XVIIIe siècle, fille d’un capitaine de dragons et d’une mère adepte de Rousseau.

 

Après avoir été élevé en « garçon manqué » dans sa campagne, cette demoiselle férue d’escrime et d’équitation se retrouve propulsée dans l’entourage de la reine Marie-Antoinette. La reine a décidé, dans son charmant petit château de Trianon, de jouer au théâtre. Roselys d’Angemont va l’aider à répéter ses rôles.

Vêtue en fille le jour, mon héroïne, le soir venu, mène une double vie déguisée en homme. Elle croise sur son chemin un étrange gentilhomme, Étienne de Valsens, qui va la mener tout droit à une société secrète composée des justiciers d’un nouveau genre... La première « mission » de Roselys sera de faire tomber un financier véreux.

Voilà ! Le ton est donné ! Nous avons un tandem formé d’une fille forte et intrépide, et d’un libertin qui cache bien son jeu.


En combien de tomes avez-vous prévu de faire vivre les aventures de Roselys ?

A vrai dire, je n’en sais encore rien ! Tout sera fonction de l’intérêt des lecteurs ! Pour l’instant, disons quatre ou cinq tomes.


Le second tome est déjà annoncé par Bayard sous le titre Roselys et la couturière de la reine ; pour quand est-il prévu ?

Sa sortie est prévue pour juin 2014. Le titre définitif n’a pas encore été choisi. Je pense que ce sera : Roselys, au service de la Reine.

 

Roselys, avec l’aide de Valsens, partira à la recherche d’un document dérobé à Marie-Antoinette. Une redoutable organisation criminelle se cache derrière la voleuse… L’enquête se déroulera, pour partie, dans l’entourage de la célèbre couturière Rose Bertin.


Comment s’est passé la réalisation de la très belle couverture des Roses du Trianon ? Avez-vous eu l’occasion d’aiguiller l’illustrateur et l’éditeur ?

D’ordinaire, je n’interviens pas dans la conception de la couverture. Cette fois-ci, les choses se sont passées différemment : Bayard cherchait un illustrateur et m’a demandé mon avis.

 

Comme j’appréciai le travail de Mme Ana Miralles, j’ai proposé son nom. Par une incroyable chance, elle a accepté ! Ensuite j’ai eu la possibilité de voir les crayonnés et même de donner mon opinion sur les costumes et les coiffures !


Avez-vous déjà essayé un autre genre que le roman historique ? Et si oui dans quel cas ? Avez-vous apprécié cette expérience ?

J’adore les romans historiques, mais je suis également passionnée, depuis toujours, par la science-fiction, en particulier américaine. J’ai tenté d’en écrire, voila près de vingt ans... Sans grand succès !

 

Je pense que je ne possède pas la « tournure d’esprit » nécessaire à l’élaboration de tels romans. Certes, j’invente souvent des aventures farfelues, mais je possède un esprit particulièrement cartésien. Or, la science-fiction réclame une imagination débridée et sans limites...

 

J’ai malgré tout écrit deux romans fantastiques : Fantôme en héritage, histoire de chasse au squelette sur le mode humoristique, et Le Trône de Cléopâtre. Ce dernier se trouve à mi-chemin entre mes deux styles préférés, puisque c’est un voyage dans le temps.

Je renouvellerai peut-être un jour l’expérience, mais j’avoue que j’aime écrire avant tout des romans historiques car leur préparation me permet de me découvrir une époque, de l’étudier, de découvrir des personnages historiques ou des lieux mythiques. Mais, peut-être replongerai-je un jour avec délice dans de nouvelles aventures inter-temporelles ?


Quelles autres actualités aurez-vous dans un avenir proche ?

Je quitte XVIIIe siècle pour quelques mois, et retourne à mes anciennes amours, le XVIIe siècle. Je compte raconter comment Molière a formé un jeune homme plein de talent, Michel Baron. Ce roman, entre fiction et mémoires apocryphes, s’adressera à de jeunes lecteurs de 10 à 12 ans.


Où pourrons-nous vous rencontrer bientôt ? (festival, salon, dédicace en librairie...)

Au Salon de Provins, les 5 et 6 avril 2014, puis à la Librairie Ombres Blanches de Toulouse, le samedi 19 avril 2014...


Autre chose à ajouter ?

Merci de m’avoir donné la parole !


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Tous les articles pour

Nord Pas-de-Calais Lorraine Alsace Franche-Comté Provence Alpes Côte d'Azur Languedoc Roussillon Champagne-Ardennes Picardie Haute-Normandie Ile de France Bourgogne Rhône-Alpes Auvergne Midi-Pyrénées Aquitaine Limousin Poitou-Charentes Centre Basse-Normandie Pays de Loire Bretagne Corse

Interview d’Annie Jay : Mes Premières Lectures