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Interview de Julien Béziat
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Auteur Illustrateur Julien Béziat
Pour lesboutchous

L’auteur des des albums Mäko et le tout récent mange-doudous revient pour nous sur son parcours et son actualité !

Mes Premières Lectures : Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?

Julien Béziat : Je suis auteur illustrateur, mais pas seulement, puisque ma principale activité professionnelle est celle d’enseignant-chercheur en arts plastiques à l’université de Bordeaux 3.

C’est d’ailleurs dans cette université que j’ai suivi un cycle d’études en art avant de devenir moi-même enseignant.


Ces deux activités sont bien sûr complémentaires : ma pratique de dessin et d’illustration nourrit les cours que je peux donner dans ces domaines, et mon intérêt pour les arts et les images se retrouve naturellement dans mes albums.


On peut dire aussi que je suis un « jeune » auteur illustrateur, pas tellement en raison de mon âge (35 ans) mais parce que je n’ai pour le moment publié que deux albums (Mäko en 2011, et Le Mange-doudous fin 2013).

 

Je dois avouer que je ne pensais pas que mon entrée dans le monde de l’édition jeunesse se passerait si bien : j’ai d’abord eu la chance qu’Odile Josselin, éditrice chez Pastel, décide de publier Mäko, et d’obtenir en suivant le prix Pépite du premier album au Salon de Montreuil pour sa sortie en 2011.

 

Puis il y a eu le prix Landerneau Jeunesse pour Le Mange-doudous à l’automne dernier et des réactions positives des libraires et dans les médias. Tout cela a permis de faire connaître mes livres assez rapidement.

 
Mes Premières Lectures : Comment vous est venue l’idée du terrible mange-doudous ?

Julien Béziat : Je crois que c’est en regardant la chambre de mes enfants. Je suis attaché aux lieux. Je ne les pense pas comme des décors, mais comme l’origine même des histoires qu’ils accueillent.

Après la banquise dans Mäko, la chambre d’un enfant m’a semblé être un espace entièrement différent, minuscule par comparaison, mais un véritable monde : clos, peuplé de multiples habitants, et en particulier de nombreux doudous.

 

Le Mange-doudous lui même est arrivé en crayonnant : j’aimais l’idée d’un personnage à la forme indéterminée et en perpétuel changement. Il est difficile de dire d’où viennent les idées, mais dans mon cas, je pense qu’elles apparaissent d’abord sous forme d’images.


Mes Premières Lectures : Combien de temps vous a pris la réalisation complète de cet album ?

Julien Béziat : Là aussi, difficile de répondre précisément. Je ne travaille que très irrégulièrement sur mes livres : je peux rester trois mois sans y toucher si j’ai trop de travail par ailleurs. Puis je peux y consacrer une semaine entière. Cela avance par à-coups.

 

Mais une fois le projet vraiment engagé, c’est vrai qu’il me tarde de le voir se terminer. Au final, entre le tout début, où j’ai une vague idée qui commence à prendre forme sous mes crayons, et les pages reçues sous la forme d’épreuves (c’est-à-dire les essais juste avant l’impression finale du livre), il s’est passé presque un an.

 


Mes Premières Lectures : Est-ce que votre vie de famille vous a inspiré pour créer le mange-doudous ?


Julien Béziat : La chambre et certains doudous sont très proches de ceux de mes enfants c’est vrai. Mais, en dehors de ça, je ne pense pas que l’histoire soit à l’image de ma vie de famille !



Mes Premières Lectures : L’avez-vous proposé à de nombreux éditeurs avant d’être publié ?

Julien Béziat : Non, juste à Pastel. Après Mäko je n’avais aucune raison de le proposer à quelqu’un d’autre.

 

 

Mes Premières Lectures : Comment se déroule le processus créatif pour réaliser ce type d’ouvrage ?

Julien Béziat : Je commence en général par des pages très brouillonnes, avec des croquis, des annotations, et des esquisses minuscules de pages : le très petit format me permet de voir l’essentiel d’une page, un mouvement d’ensemble, un équilibre général des figures et objets représentés. Ensuite, le découpage, c’est-à-dire l’enchaînement des pages, se fait plus précis.

 

L’histoire commence alors à se raconter, mais en images. Je fais aussi des essais graphiques afin de choisir la technique qui me semble la plus intéressante pour porter l’histoire, la plus adaptée à l’univers décris. Pour Le Mange-doudous, ce sont finalement des crayons de couleur et des peintures acryliques que j’ai choisis pour fabriquer les images, ce qui était différent de mon premier album (stylo, encre et ordinateur).

 

Le texte précis ne vient qu’ensuite, ce qui peut paraître étrange d’ailleurs ! Il n’y a pas de règles pour créer un album, mais dans mon cas le récit se fait toujours d’abord en images.


Mes Premières Lectures : Comment se déroule une journée-type pour vous ?

Julien Béziat : Il n’y a pas de journée-type ! Je peux passer une journée à faire cours ou un travail de recherche ; une journée à dessiner ou à écrire sur mon ordinateur ; une journée à faire du vélo en forêt avec ma famille ou à m’occuper du jardin. Dans tous les cas, j’ai la chance de faire souvent des choses que j’aime, sans doute parce qu’elles ne sont justement pas répétitives.


Mes Premières Lectures : Le livre a été en rupture peu de temps après sa sortie, à combien d’exemplaires avait-il était imprimé la première fois ?

Julien Béziat : La, c’est plutôt à mon éditrice qu’il faudrait poser la question pour avoir une réponse précise. Si j’ai bien compris, Le Mange-doudous est sorti à l’automne avec un tirage de 5000 ou 6000 exemplaires.

 

Suite aux commandes assez nombreuses, une première réimpression de 4000 exemplaires a suivi. Une seconde réimpression (4 ou 5000 exemplaires encore) a été lancée en décembre, mais elle ne pouvait pas être diffusée avant janvier, et c’est vrai qu’à la période Noël le livre a été en rupture, mais il est maintenant de nouveau disponible.


Mes Premières Lectures : Avez-vous d’autres projets qui bouillonnent déjà dans la marmite à idées ? Pouvez-vous nous en dire plus ?

Julien Béziat : Ce n’est pas les projets qui manquent, mais la difficulté est d’en choisir un, et de trouver le temps de l’avancer. Il y aura sans doute un nouvel album au printemps 2015.

Mes Premières Lectures : Où pouvons-nous vous rencontrer dans les semaines/mois qui viennent ?


Julien Béziat : Les planches originales du Mange-doudous seront exposées tout le mois de février à la librairie Comptines à Bordeaux.

 

Je serai sûrement au salon du livre jeunesse du Bouscat au mois de mars, à l’Escale du livre à Bordeaux début avril, et au salon du livre de Champcevinel en dordogne au mois de juin.

 

Bref, je réponds en priorité aux sollicitations locales cette année faute d’avoir beaucoup de temps à consacrer à ces rencontres. A vrai dire il y aura sans doute d’autres dates d’ici l’été, qui seront alors indiquées sur le site de l’Ecole des loisirs, comme pour tous les autres auteurs.

 


 


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