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Rencontre avec Susin Nielsen !
A la Une
Traduction Valérie Le Plouhinec
auteur Susin Nielsen
Maison d'édition Editions Hélium
Pour les11 ans et +

Interview avec Susin Nielsen à l’occasion de la sortie de son dernier roman !

Aujourd’hui rencontre avec Susin Nielsen, une auteure que l’on chérit ici à Mes Premières Lectures ! Traduction, Paris et philosophie de vie au programme !

 
Mes Premières Lectures : Bonjour Susin, pourriez-vous nous dire comment vous êtes devenue écrivain ?

Susin Nielsen : J’adore écrire et ce depuis mon plus jeune âge. J’écrivais tout le temps. Mais je n’avais jamais pensé à en faire mon métier. Je suis allée à l’université de Ryerson à Toronto, au Canada, pour y suivre un cursus de Radio and Television Arts consacré aux medias. Même à ce moment-là ça ne m’a pas traversé l’esprit – je pensais devenir journaliste. Mais passer un peu de temps dans un journal local m’en a vite dissuadé. J’ai réalisé que je n’étais pas faite pour les drames de la vie réelle. Je m’en sortais mieux dans le monde de la fiction ! J’ai donc commencé à travailler sur des plateaux de tournage. Et puis il y a eu la série Les années collèges, c’était vraiment une bonne série. Un vrai carton en fait, qui s’est vendu dans le monde entier. On m’a alors engagée pour servir des muffins, du café et des sandwichs (me qualifier de “traiteur” serait très exagéré). Ce n’était vraiment pas mon truc. J’étais tellement mauvaise que les jeunes acteurs en ont même fait un poème à la fin de la première saison :



Ode à Susin, la reine du muffin ;
On mange, on meurt, on se ratatine.



Mais j’adorais travailler pour cette série. Il fallait que je trouve un boulot dans lequel j’étais meilleure, pour qu’ils me reprennent. Du coup, entre les deux premières saisons, j’ai écrit un faux script – j’ai pris des personnages que j’aimais et fait une intrigue qui, selon moi, leur correspondait. Je l’ai présenté au rédacteur en chef et lui ai demandé ce qu’il en pensait. Il m’a répondu qu’il n’aimait pas trop le script, MAIS qu’il y avait un truc dans ma façon d’écrire et il m’a donné ma chance. Il m’a demandé d’écrire un épisode. Ce seul épisode s’est transformé en soixante épisodes des années collèges. Cette série m’a servi d’entraînement.

Pendant ce temps, j’ai écrit quatre livres dans l’univers des années collèges – Shane, Wheels, Snake et Melanie. Ils s’inspiraient de ce qui était arrivé aux personnages de la série. Ça m’a beaucoup plu, et c’est là que je me suis juré de faire un roman original young adult – ça m’a juste pris beaucoup de temps ! Mais en attendant j’ai travaillé pour la télévision canadienne.

Votre dernier roman, On est tous faits de molécules, vient de sortir, qu’est-ce que ça vous fait
 ?

C’est génial ! Incroyable ! Ça me fait très plaisir.

 



Vous présentez toujours dans vos romans des portraits d’ados un peu décalés, pas vraiment dans la norme. C’est important pour vous d’évoquer ces ados un peu « geek » ?

En fait, je crois que dans On est tous faits de molécules j’ai créé Ashley, mon premier personnage-narrateur non-nerdy. Et je n’ai jamais vraiment pris Violet dans Dear George Clooney, tu veux pas épouser ma mère ? pour une nerd, en soi – mais je vois ce que vous voulez dire. C’est vrai que j’aime me tourner vers les outsiders. Ils m’inspirent beaucoup.

Vous abordez également des thématiques difficiles mais toujours avec humour. Vous pensez que l’humour est important dans la littérature jeunesse ?

Je pense qu’il y a assez de place dans la littérature de jeunesse pour toutes sortes de livres et de genres différents, mais je ne me vois pas écrire un livre sans humour. J’aime lire des livres qui arrivent à mêler humour et tristesse, et j’aime aussi les écrire, on dirait. Je pense qu’écrire à la première personne laisse plus de place à l’humour – on peut se moquer gentiment de ce que dit ou fait le personnage principal, même si il ou elle ne voit pas en quoi c’est drôle ! Mais c’est un peu ma philosophie dans la vie : on rit, on pleure.

Quel est, dans tous vos romans, votre personnage préféré ?

Oh ! Vous me demandez de choisir un chouchou parmi tous mes enfants ! :) Je les aime tous, mais si je devais passer une journée entière avec l’un d’entre eux, je choisirais de la passer avec Stewart. Ça doit être vraiment sympa de trainer avec lui, et je pense qu’il m’apprendrait beaucoup de choses. Ça me fait un peu mal de dire ça, parce que j’aime aussi beaucoup Ambrose de Moi, Ambrose, roi du scrabble, mais je pense qu’il finirait par me taper sur les nerfs !

 



Votre éditeur français est Hélium, comment s’est passé votre rencontre ?

En fait, je n’avais bien entendu rien à voir avec la vente originale – le premier livre dont ils ont acheté les droits était “Dear George.” Par la suite, j’ai eu la joie de passer mes vacances d’été sur Paris, et j’y ai rencontré mon éditeur et découvert la maison d’édition Hélium. Nous avons d’ailleurs partagé un repas merveilleux pas loin de leurs bureaux.

 

Après ça, nous sommes restés en contact, et j’étais ravie car, pour la sortie du Journal malgré lui de Henry K. Larsen, ils m’ont invitée à participer au salon de Montreuil. C’était vraiment un bon moment ! Enfin, je les ai revus une troisième fois en mars dernier quand je suis venu avec mon mari. J’ai été invitée dans quelques écoles et je suis également allée à Bruxelles avec eux. J’adore mon éditeur français.

Votre traductrice, Valérie Le Plouhinec, a également traduit tous vos ouvrages précédents. Elle fait un travail fantastique. L’avez-vous déjà rencontrée ? Êtes-vous souvent en contact pour les éventuels problèmes de traduction ?

Nous nous sommes rencontrées ! Non seulement je l’ai rencontrée, mais j’ai également dîné plusieurs fois avec elle, autour de bons verres de vin et même de quelques digestifs ! J’ADORE Valérie. J’ai beaucoup de chance de l’avoir comme traductrice. Je ne lui facilite vraiment pas la vie, mais elle trouve toujours des moyens uniques et justes de traduire mon humour.

 

On ne communique pas sur la traduction, car elle est tellement douée dans son travail qu’elle n’a pas besoin de mon aide. J’apprécie grandement la compagnie de l’équipe d’Hélium ainsi que celle de Valérie.

Avez-vous d’autres projets de littérature jeunesse à venir ?

Oui, je travaille actuellement sur un autre manuscrit.

Enfin, serez-vous en France prochainement pour un festival ou une rencontre littéraire (ou autre ?) ?

Ce ne sera malheureusement pas pour tout de suite, car j’y suis déjà allée en mars. Cependant, je vous invite à suggérer à mon éditeur d’autres festivals ou salons pour que je puisse revenir. :) J’adore Paris et j’adore la France. Je serais ravie de venir tous les ans !

 

Merci à Susin Nielsen pour ses réponses détaillées. Traduction des propos Hermine Hémon et Erwan Devos. Si vous voulez en savoir plus sur son œuvre, et en attendant notre avis sur son dernier ouvrage vous pouvez consulter :

 

 


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